Définition : énergie renouvelable ou alternative

 

Pour produire de l’électricité dite “verte”, nous utilisons des ressources inépuisables comme le vent et le soleil, ou qui se renouvellent à un rythme relativement rapide comme la biomasse. A ce niveau, les énergies renouvelables se distinguent des énergies fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. En effet, ces combustibles fossiles sont le résultat d’une transformation chimique démarrée il y a plusieurs millions d’années. Cela en fait des énergies non renouvelables à l’échelle de l’humanité.

Mais les énergies renouvelables sont en réalité loin d’être propres et encore moins “renouvelables”. Le vent, le soleil et le mouvement de l’eau (courant d’une rivière, vagues, courant marin, etc) sont effectivement inépuisables, en tout cas à l’échelle de notre civilisation. Mais c’est loin d’être le cas des matériaux utilisés pour transformer cette énergie en électricité.

Le vent, la lumière du soleil ou le mouvement de l’eau sont convertis en électricité ou en chaleur par des machines, des installations industrielles et transportées par des infrastructures pour pouvoir être utilisables par notre civilisation. Même chose pour l’énergie biomasse. Et toutes ces installations utilisent des matériaux loin d’être renouvelables.

C’est là tout le mensonge des énergies renouvelables.

Les barrages représentant 71 % de la production d’électricité renouvelable au niveau mondial, les centrales géothermiques, les éoliennes et les panneaux solaires utilisent des matières premières qui sont elles tout sauf renouvelables. Du béton (sable, ciment, gravier), des métaux (acier, aluminium, cuivre, métaux rares, etc) et…des énergies fossiles. Toutes ces matières premières sont arrachées à la croûte terrestre par d’immenses machines et excavatrices. L’extraction minière génère de multiples pollutions et quand les gisements sont épuisés, il ne reste plus qu’un paysage dévasté, une terre morte où plus aucune plante ne poussera avant des siècles, peut-être des millénaires. A cela s’ajoute l’exploitation des êtres humains dans les mines, dont de nombreux enfants, particulièrement en Afrique.

Pour réduire leur poids et augmenter leur résistance, les pales des éoliennes utilisent par exemple des matériaux composites dérivées du pétrole. L’industrie des énergies renouvelables dépend aussi de chaînes logistiques mondiales existant grâce aux milliers de navires porte-conteneurs et autres tankers qui sillonnent les océans quotidiennement.

Les énergies renouvelables prennent beaucoup de place et participent à détruire l’habitat naturel des espèces végétales et animales. Perte et fragmentation de l’habitat sont les premières causes de disparition de la biodiversité, faut-il encore en rajouter ? De plus, l’intermittence des énergies renouvelables pose des problèmes pour le réseau électrique et d’importants travaux d’infrastructures – stockage de l’énergie, réseau intelligent, etc – deviennent nécessaires pour les rendre opérationnelles à grande échelle ainsi que pour améliorer l’efficacité énergétique.

Prêts à raconter n’importe quoi pour défendre leur industrie, les promoteurs du mensonge des énergies propres insistent sur la nécessité de réduire notre consommation d’énergie. Ils affirment que nous sommes sur la bonne voie puisque l’intensité énergétique de nos économies diminue – l’intensité énergétique représente la quantité d’énergie consommée par une économie nationale pour produire un point de PIB. C’est vrai, nous avons besoin de moins d’énergie par unité de PIB. Mais le PIB mondial continue d’augmenter et tire par conséquent à la hausse la consommation d’énergie globale. L’augmentation de l’efficacité d’une économie ne signifie pas une baisse de la consommation globale. Cela s’explique par le paradoxe de Jevons aussi appelé effet rebond. Dans une économie en croissance, diminuer la consommation énergétique globale s’avère tout bonnement impossible.

Un autre type d’énergie verte semble connaître un succès grandissant, c’est l’énergie biomasse. Cette dernière dépend de l’exploitation de la matière vivante végétale et animale. Responsable de près de 90 % du stress hydrique et de près de 90 % de la perte de biodiversité d’après un rapport de l’ONU, notamment en raison de l’utilisation de quantités colossales d’eau et de l’occupation de vastes espaces, l’exploitation de la biomasse – principalement pour l’agriculture – est déjà un fléau pour la planète. Dans ce cadre, vouloir développer à grande échelle l’énergie biomasse relève de la maladie mentale.

Je n’ai pas mis à jour les lignes qui suivent depuis le basculement du site en faveur de la décroissance. Gardez simplement à l’esprit que l’électricité “verte” ou “propre”, ça n’existe pas.

 

Qu’est-ce qu’une source d’énergie renouvelable ?

 

Quelques différences entre les énergies fossiles et les énergies renouvelables :

  • L’électricité ou la chaleur produites avec les fossiles s’obtient souvent par combustion, un procédé rejetant des particules fines et des quantités colossales de CO2 dans l’atmosphère
  • Les défenseurs des énergies renouvelables mettent en avant la baisse considérable des émissions durant la phase de production d’électricité, mais cette vision s’apparente à un mensonge par omission. Les centrales solaires et éoliennes nécessitent un entretien régulier, des changements de pièces produites par une industrie polluante, des interventions de techniciens (par hélicoptère dans le cas des installations éoliennes offshore), etc. Tout cet “écosystème” repose entièrement de la civilisation industrielle et des énergies fossiles.
  • La fable de la transition énergétique évoque un remplacement à terme des énergies fossiles – ou au moins une partie – par les énergies renouvelables. La consommation globale d’énergie primaire montre pourtant une addition des énergies vertes aux énergies fossiles dont la consommation continue de croître.

  

Présentation des différentes énergies alternatives

 

Les énergies renouvelables (EnR) généralement citées :

 

Definition energies alternatives et renouvelables

 

Energie éolienne

 

L’énergie éolienne provient du déplacement de masses d’air à la surface du globe. Les hommes utilisent le vent pour se déplacer en voilier depuis l’Antiquité. Plus tard, ce seront les moulins à vent qui exploiteront cette ressource. Aujourd’hui, les éoliennes modernes transforment l’énergie mécanique issue du vent en énergie électrique. On distingue en général les parcs éoliens onshore construits sur la terre ferme des fermes éoliennes offshore construites au large des côtes, en mer du Nord notamment. (voir l’article sur l’éolien offshore en Allemagne)

 

Energie solaire

 

Il existe deux techniques pour obtenir de l’électricité en utilisant la lumière et la chaleur du Soleil.

 

Energie solaire thermique

 

Dans le cas d’une centrale solaire thermique, la puissance du rayonnement solaire est utilisée pour chauffer un fluide transformé par la suite en vapeur. Celle-ci entraîne des turbines qui produisent de l’électricité.

 

Energie solaire photovoltaïque

 

Dans le cas des panneaux solaires photovoltaïques, les cellules qui les composent réagissent à la lumière du Soleil en produisant un courant électrique continu.

 

Energie hydroélectrique ou hydroélectricité

 

Les hommes utilisent l’énergie hydraulique au moins depuis l’Antiquité grâce aux moulins à eau. Plus récemment, l’énergie issue du mouvement de l’eau est utilisée pour la production d’électricité renouvelable (vagues, hydrolienne, marémotrice, barrages hydroélectriques). Dans le cas des barrages ou des conduites forcées, la force de l’eau entraîne des turbines produisant ainsi de l’électricité.

 

Energie géothermique

 

La géothermie extrait du sol l’énergie produite par le noyau terrestre. L’énergie calorique de sources chaudes ou de nappes souterraines est utilisée directement ou convertie en électricité. De l’eau peut également être injectée dans les profondeurs, celle-ci se réchauffe au contact des roches chaudes puis remonte chargée en énergie calorique.

 

Energie issue de la biomasse

 

La biomasse est l’énergie solaire stockée sous forme organique grâce à la photosynthèse (bois et biocarburants). C’est aujourd’hui la principale source d’énergie renouvelable, bien qu’elle soit sujette à de nombreuses critiques en raison de l’espace nécessaire à sa production. 

La biomasse apparaît aussi dans les scénarios du rapport du GIEC publié en octobre 2018 comme la technique de géo-ingénierie la plus prometteuse. Cette technique appelée BECCS (Bioénergie associée au captage et stockage du carbone) implique de faire pousser des végétaux, de les faire brûler pour produire de l’énergie tout en captant le CO2 issu de la combustion pour le stocker dans des réservoirs géologiques (anciens gisements de gaz ou de pétrole par exemple). Malgré les risques évidents (destruction de la biodiversité via la perte d’habitat, destruction des sols, menace pour la sécurité alimentaire, pollutions, etc), nos élites dirigeantes ne semblent pas inquiètes.

 

Avantages et inconvénients des énergies renouvelables

 

Bien qu’elles soient aujourd’hui plébiscitées, l’exploitation des énergies renouvelables affiche bien plus d’inconvénients que d’avantages, que ce soit au niveau du particulier, d’une entreprise ou d’un Etat.

Au-delà des débats classiques autour de l’intermittence, de l’utilisation de terres et de métaux rares, l’impact environnemental des énergies renouvelables est globalement désastreux.

 > En savoir plus sur les avantages et inconvénients des énergies renouvelables

 

EnR et autoconsommation, une autre fable

 

Il existe une très forte demande pour l’autoconsommation comme en témoigne un sondage OpinionWay réalisé en 2017 où 78 % des personnes interrogées déclaraient vouloir couvrir leurs besoins énergétiques par leurs propres moyens. Les solutions de stockage de l’énergie et notamment l’usage de batteries autorisent certains à rêver d’une autonomie complète.

La réalité, c’est que nous n’avons pas besoin d’électricité pour vivre, des peuples autochtones en bonne santé mentale et physique s’en passent depuis des millénaires. Certains se battent même pour ne pas avoir l’électricité qui représente une menace pour leur culture. Nous avons tous vu des images de communautés autochtones habitant dans des endroits reculés qui, une fois raccordées à l’électricité, installent une télévision dans le village…

 

Statistiques sur les énergies renouvelables

 

En France

 

Fin 2017, la part d’électricité renouvelable consommée en France était de 22,1% selon le Panorama trimestriel de l’électricité renouvelable publié par RTE, Enedis et l’ADEeF. L’éolien et le solaire contribuent à hauteur de 41 % dans la production d’électricité renouvelable, ce sont aussi les deux énergies qui progressent le plus.

La France s’est fixé pour objectif de développer sa part d’électricité issue des EnR à 40 % d’ici à 2030.

Share This