En 2018, le jour du dépassement ou Earth Overshoot Day sera atteint le 1er août. L’humanité aura consommé toutes les ressources produites par la planète pendant une année. Il faudrait 1,7 planète pour subvenir à nos besoins dans l’état actuel des choses.

L’organisation à but non lucratif Global Footprint Network calcule depuis 2003 l’empreinte écologique par pays et annonce chaque année la date de l’Earth Overshoot Day.

 

Le calcul du jour du dépassement

 

Pour calculer l’Earth Overshoot Day, le Global Footprint Network fait le rapport entre la biocapacité et l’empreinte écologique de l’humanité multiplié par 365.

L’empreinte écologique est la pression exercée par l’homme sur le capital naturel (ressources naturelles et services écologiques)

La biocapacité correspond à la surface bioproductive sur la planète, c’est-à-dire qui produit de la matière organique.

La biocapacité englobe 5 types de surfaces bioproductives :

• Champs cultivés
• Pâturages
• Forêts
• Pêcheries
• Terrains construits

Pour l’empreinte écologique, il y a 6 types d’empreintes correspondants aux surfaces bioproductives puisque les forêts produisent deux types de services qui entrent en compétition. Soit elles stockent du carbone, soit elles produisent du bois. Mais elles ne peuvent pas faire les deux.

 

Le jour du dépassement par pays

 

Jour du dépassement par pays (Overshoot Day)

Sans surprise, tous les pays riches sont classés bien avant le 1er août, jour du dépassement calculé pour l’ensemble de l’humanité.

  • Si la population mondiale adoptait les standards de vie français, l’Overshoot Day serait atteint le 5 mai.
  • Pour les Etats-Unis, l’Overshoot Day serait atteint le 15 mars
  • Les Emirats arabes unis, le Luxembourg et le Qatar font partie des plus mauvais élèves du classement
  • Les 3 pays en tête sont le Vietnam, la Jamaïque et Cuba

 

4 chantiers prioritaires : villes, énergie, nourriture, population

 

Selon le Global Footprint Network, les Etats doivent intervenir sur 4 domaines en priorité pour reculer la date du jour du dépassement.

  • Les villes : à partir de 2050, entre 70 % et 80 % de la population mondiale sera urbaine. L’accent doit donc être mis sur un développement durable des zones urbaines.
  • L’énergie : avec 60 % de notre empreinte écologique globale liée à la seule empreinte carbone (autrement dit les émissions de CO2), la transition énergétique est capitale.
  • L’agro-alimentaire : La demande de nourriture représente 26 % de l’empreinte écologique globale. Rappelons qu’1,3 milliard de tonnes de nourriture pour l’alimentation humaine sont gaspillées chaque année. Cela représente un tiers de la nourriture produite dans le monde qui n’est finalement jamais consommée. La production de calories animales est également peu efficace en matière d’utilisation des ressources, la Chine a d’ailleurs pour objectif de réduire sa consommation de viande de 50 % d’ici à 2030.
  • La croissance démographique : c’est un autre challenge à relever pour réduire la pression sur les ressources naturelles. Le nombre d’enfants par femme est notamment corrélé avec le niveau de vie et d’éducation d’une population, d’où l’importance de faire progresser ces indicateurs partout dans le monde.

 

Pour en savoir plus, consultez le site du Global Footprint Network.

Consultant SEO freelance dans la vie, j’ai réuni mes compétences professionnelles et mon engagement en faveur du développement durable au cœur du projet Green-economy.fr, le blog des acteurs de l’économie verte.

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