Les citadins veulent reprendre le contrôle sur leur alimentation, c’est pourquoi l’agriculture urbaine a le vent en poupe depuis plusieurs années. Les projets de fermes urbaines se multiplient dans les grandes villes et même dans les villes moyennes. L’objectif ? Produire une nourriture locale de qualité, sans pesticide, sur une surface réduite permettant d’optimiser les conditions de culture des plantes et de se passer d’engins mécaniques.

On retrouve deux philosophies différentes dans l’agriculture urbaine : d’un côté les potagers et jardins partagés, de l’autre l’AgTech et les startupeurs avec une agriculture dopée aux algorithmes.

 

Les jardins urbains partagés et communautaires

 

Les jardins partagés existent depuis un certain temps déjà et reviennent à la mode avec le développement de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire). La Ville de Paris se montre plutôt incitative en matière de jardins partagés et de fermes urbaines.

 

Les fermes urbaines verticales

 

Les fermes verticales fonctionnent davantage sur le modèle des startups de la Silicon Valley. Les pionniers de l’AgTech cherchent à optimiser au maximum le moindre espace à l’image de la startup New Yorkaise Square Roots qui utilise des containers de 29 mètres carrés lui assurant la même production annuelle qu’un champ de 0,8 hectares tout en diminuant de 95 % la consommation d’eau. (source : Mag Socialter février-mars 2018)

Dans ces fermes verticales, les maraîchers 2.0 font pousser leurs cultures en hydroponie, dans un substrat enrichi en nutriments. Ils comptent aussi sur le Big Data pour planifier la production et optimiser la consommation d’eau et d’électricité. Des startups comme Agrilyst se sont spécialisées dans le développement d’outils de gestion et de collecte de données pour les fermiers urbains et connectés.

Exemples de fermes de l’AgTech :

 

Pourquoi l’agriculture urbaine est écologique

 

Le maraîchage urbain possède plusieurs avantages indéniables :

 

  • Avec la réduction de la distance et du temps de transport :
    • Baisse des émissions de CO2
    • Temps réduit entre récolte et assiette préservant les nutriments
  • Réduction de la consommation d’eau et d’énergie
  • Produits sans pesticide
  • Surface réduite offrant une meilleure maîtrise de la productivité

Pourquoi ça marche

 

  • 9 milliards d’êtres humains en 2050 dont 80 % de citadins
  • Défis climatique et environnemental à relever (réduction de la consommation d’eau, d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre)
  • Demande croissante de produits locaux et de meilleure qualité
  • Besoin des habitants de la ville de se reconnecter à leur nourriture et à la nature
  • Possibilité de monétiser un espace inutilisé : les toits des immeubles, usines et entrepôts

Kimbal Musk – le frère d’Elon, PDG de Space X et Tesla – est l’un des cofondateurs de Square Roots. Il a lancé plusieurs projets pour donner accès à tous les américains à de la “vraie nourriture”. Il a été nommé entrepreneur social de l’année 2017 par la Fondation Schwab.

 

Agriculture urbaine : tendances de recherche sur Google

 

Retrouvez les tendances de recherche sur Google des différents mots clés autour de l’agriculture urbaine. Vous pouvez constater une augmentation constante de l’intérêt pour cette thématique au cours des 5 dernières années.

Agriculture urbaine

Ferme urbaine

 

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Philippe Oberlé, fondateur de Green Economy

A travers ce blog créé en 2014, j’utilise mes compétences en acquisition de trafic pour donner de la visibilité à l’entrepreneuriat générant un impact positif sur la planète et la société. J’aborde aussi d’autres sujets comme l’investissement à impact, la RSE ou les énergies renouvelables.

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